
- LES SAINTS DU
PROCHE ORIENT
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(70-157)
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(90-167)
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(230-340)
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(250-307)
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(470-557)
Jean
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(675-749)
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Sainte
Thaïs
La vie de
Sainte Thaïs nous est connue par
plusieurs sources, tout d'abord dans le
Ménologe qui est une compilation
des traditions de
l'Orient-Chrétien. Puis au XIIe
siècle, Marbode,
l'évêque de Rennes
rédige aussi une vie de Sainte
Thaïs où il la donne en
exemple aux Bretons. Au XIIIe
siècle, Voragine rédige
aussi un récit en latin. Enfin
en 1890 Anatole France en a fait un
roman à l'eau de rose et Jules
Massenet, un célèbre
opéra avec l'air inoubliable de
la méditation
de
Thaïs.
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Sainte
Thaïs
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Thaïs
était une séductrice d'une
très grande beauté qui rendait les
hommes tellement fou d'elle, que beaucoup
vendaient tout ce qu'ils possédaient pour
la séduire, et se trouvaient alors dans
une pauvreté extrême. Pire encore,
elle rendaient ses amants tellement jaloux les
uns des autres qu'ils se battaient entre eux et
quelques fois ils versaient leur sang au devant
de sa porte.
L'abbé Paphnuce, ermite au
monastère de Pispir et disciple de saint
Antoine, ayant appris tous les drames
engendrés par cette femme décida
d'intervenir. Il opta pour une tenue mondaine,
prit une pièce d'argent, et vint la
trouver dans une ville d'Egypte qu'on croit
être Alexandrie. Il lui donna la
pièce d'argent comme c'était
l'usage et l'ayant prise, elle lui dit : "Allons
dans ma chambre." Quand Paphnuce fut
entré, et qu'elle l'invitait à
monter sur le lit, qui était couvert de
riches étoffes, il lui dit: «Entrons
dans un appartement plus reculé.» Et
elle le mena dans plusieurs autres
pièces, et il disait toujours qu'il
redoutait d'être vu. Elle dit alors:
«C'est une chambre où personne
n'entre. Mais si c'est Dieu que tu crains, il
n'y a aucun endroit qui soit caché
à ses regards.» Le vieillard l'ayant
entendue, lui dit: «Tu sais donc qu'il y a
un Dieu? » Elle répondit qu'elle
savait qu'il y avait un Dieu et une vie future,
et des tourments réservés aux
pécheurs. Il lui dit alors :
«Puisque tu sais tout cela, comment as-tu
pu perdre tant d'âmes? et tu rendras
compte non-seulement de la tienne, mais de
toutes celles que tu as induites à
pécher.»
En entendant cela, Thaïs tomba aux pieds
de l'abbé Paphnuce, et, versant des
larmes, elle lui dit: «Je sais ce que c'est
que la pénitence, mon père, et
j'espère pouvoir obtenir par tes
prières la rémission de mes
fautes. Je te demande de m'accorder trois
heures, et ensuite j'irai partout où tu
voudras, et je ferai tout ce que tu
m'ordonneras. »
L'abbé lui indiqua un endroit
où elle devait se rendre; et elle, ayant
rassemblé toutes les richesses qui
étaient le gain de ses
péchés, en fit un grand feu sur la
place publique en présence de tout le
peuple, en criant : «Venez tous, qui avez
péché avec moi, et voyez que je
brûle ce que j'ai reçu de vous.
» Et ces choses se montaient à la
valeur de quarante livres d'or. Lorsque tout fut
consumé, elle se rendit à
l'endroit que Paphnuce lui avait
désigné.
Il la fit entrer dans un monastère de
vierges, et il l'enferma dans une petite cellule
dont.il ferma et scella la porte, laissant une
petite croisée par laquelle on lui
faisait passer un peu d'aliments, et il ordonna
qu'on ne lui donnât chaque jour qu'une
faible ration de pain et une petite
quantité d'eau. Comme le vieillard se
retirait, Thaïs lui dit : «Où
veux-tu, mon père, que je répande
l'eau que la nature chasse de notre corps?
» Et il répondit : «Dans la
cellule, comme tu le mérites.» Elle
lui demanda encore comment elle devait adorer
Dieu ; et il répliqua: «Tu n'es pas
digne de nommer, Dieu, ni d'avoir sur tes
lèvres le nom de la Trinité , ni
de lever vers le ciel tes mains; car tes
lèvres sont pleines d'iniquité, et
tes mains sont chargées de souillures.
Prosterne-toi du côté de l'orient
en répétant souvent ces mots :
«Toi qui m'a créée, aie
pitié de moi.»
Après qu'elle eut demeuré trois
ans dans cette retraite, l'abbé Paphnuce
eut compassion d'elle, et il alla trouver saint
Antoine, afin de lui demander si Dieu avait
remis à Thaïs ses
péchés. Quand il eut
raconté la chose, saint Antoine
réunit ses disciples, et leur enjoignit
de passer la nuit en oraison, espérant
que Dieu révélerait à l'un
d'eux sa volonté à cet
égard. Et lorsqu'ils priaient,
l'abbé Paul, le premier des disciples de
saint Antoine, vit tout d'un coup dans le ciel
un lit orné de riches étoffes que
gardaient trois vierges dont le visage
était resplendissant. Et ces vierges
étaient la Crainte de la peine future,
qui avait retiré Thaïs du
péché ; la Honte des fautes
commises, qui lui avait mérité son
pardon ; et l'Amour de la justice, qui lui avait
inspiré les pensées du ciel. Et
Paul disant aux frères que c'était
sans doute l'emblème de la grâce
d'Antoine, une voix divine répondit :
«Ce n'est pas Antoine, mais la
pécheresse Thaïs que j'ai en
vue.» Le lendemain l'abbé Paphnuce,
connaissant ainsi la volonté de Dieu,
s'achemina plein de joie, et il alla au
monastère, et il ouvrit la porte de la
cellule de Thaïs; mais elle demanda
à rester encore renfermée. Il lui
dit : «Sors, car le Seigneur t'a remis tes
péchés.» Et elle
répondit : «Je prends Dieu à
témoin que depuis que je suis ici, j'ai
réuni tous mes péchés comme
en un tas que j'ai toujours eu sous les yeux; et
tant qu'il me restera un souffle de vie, mes
péchés me seront toujours
présents, et leur aspect m'arrachera des
larmes.» L'abbé Paphnuce lui
répondit : «Ce n'est pas à
cause de la pénitence que tu as faite que
le Seigneur t'a remis tes péchés,
c'est à cause de la sainte crainte que tu
as toujours eue dedans le cur. » Et
quand il l'eut fait sortir de sa cellule, elle
vécut encore quinze jours et elle mourut
en paix.
Malheureusement
l'Egypte a complètement oublié
cette sainte, fille d'Alexandrie. C'est triste
de voir à quel point les peuples du
proche-orient ont été
privés de leur propre identité. Et
jusqu'à ce jour, à part quelques
poches de résistance
héroïque, comme les coptes en Egypte
ou les maronites au Liban, les peuples du
Proche-Orient ignorent tout de leur passé
glorieux. Que sont-ils aujourd'hui que des
peuples asservis par la terreur? C'est le
Big-Brother de Georges Orwell mais qui dure
depuis plus de mille ans.
Le jour où
les pays musulmans accepteraient la
liberté de conscience, et ne puniraient
pas leur citoyens musulmans quand ils veulent
changer de religion, alors on pourra dire que
l'Islam est une religion. Actuellement, l'Islam
ne se comporte pas comme une religion mais bien
comme un parti politique, d'ailleurs les
responsables musulmans ne s'en cachent
même pas quand ils justifient cette mesure
en disant "qu'il est normale de punir un
traite à l'Islam quand il abandonne sa
religion puisque dans toutes les armées
du monde, les déserteurs sont punis de
morts". Tous les pays musulmans, des
Maldives à l'Algérie ont introduit
cette notion dans leur constitution. Il est
nécessaire que l'humanité, par
l'intermédiaire peut-être de l'ONU
définisse c'est quoi une religion.
L'Anglicanisme, le communisme et même
l'Islam ne sont ils pas des tentatives de
transformer le christianisme en un parti
politique? Le Boudisme et l'Hindouisme ne
sont-ils pas plutôt des philosophies
ritualisées au service du pouvoir?
Souvent les gens parlent de religion tant dis
qu'il s'agit tout simplement de parti politique.
La différence entre religion et parti
politique ne vient pas du nombre
d'adhérent. L'objectif d'un parti
politique est d'accéder au pouvoir
temporel et à le péréniser
tandis qu'une religion cherche à
répondre à cette question: "que
dois-je faire pour gagner la vie
éternelle? (luc 10,25-37)". La
plupart des pseudo-religions d'aujourd'hui ne
sont que des partis politques
déguisés en religion. Par exemple
l'objectif de l'Islam est de dominer le monde,
pour cela, il incite les musulmans à se
faire exploser en leur promettant le paradis. A
cette question: "que dois-je faire pour
gagner la vie éternelle? Jésus
répond: Tu aimeras le Seigneur, ton
Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme,
de toute ta force (Dt 6, 5) et ton prochain
comme toi-même (Lv 19, 18)." Mais
l'Islam répond: "Que ceux qui veulent
échanger la vie présente contre
celle de l'au-delà combattent dans le
chemin de Dieu ! Qu'ils succombent ou qu'ils
soient vainqueurs, Nous leur accorderons une
généreuse récompense.
(Coran IV ; 74)" et dans des centaines de
Hadiths l'idée est bien
précisée: Abu Sa'id Al-Khoudri, le
messager d'Allah a dit : "ceux qui se mettent
au premier rang et ne tournent pas leur visages
jusqu'à ce qu'ils soient tués.
Ceux sont eux qui profitent des chambres
élevées du paradis, et leur
seigneur leur rie, et lorsque ton seigneur rie
à un peuple, alors ceux-ci n'ont pas de
compte à rendre".
Que ceux qui
cherchent la vérité jugent, en
leur âme et conscience, quelle voie ils
choisissent?
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