
- LES SAINTS DU
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Saint Justin de
Naplouse
Dès les
origines, les chrétiens
demandaient la liberté
religieuse pour tous. Pour un
chrétien qui a compris le vrai
sens de la Vie: imposer le
christianisme par la violence
détruit la raison d'être
du christianisme, car il est avant tout
une recherche de la
Vérité. Or seul le
mensonge a besoin de la violence pour
s'imposer. Le paganisme de l'Empire
romain ne pouvait exister que par la
violence surtout face au christianisme
qui professe que seul l'Amour est
éternel car Dieu est Amour.
Aujourd'hui, rien n'a changé.
Que ce soit le Capitalisme, le
Communisme ou même l'Islam. Le
Principe est le même : seule la
violence peut les faire exister. Un
simple regard sur la production
cinématographique dans le monde
et plus particulièrement
à Hollywood, ou Bollywood ou
à Boulogne, permet de se rendre
compte à quel point le capital
n'investit que dans des sénarios
où seule la violence sort
vainqueur du "mal" et le mal ici
c'est l'autre. L'Islam aussi a toujours
été violent et en premier
lieu, contre les musulmans
eux-mêmes. Quel musulman oserait,
dans un pays musulman, se convertir au
christianisme?
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Saint Justin de
Naplouse
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Au début, le christianisme n'a
attiré que des juifs, des esclaves, des
pauvres et... certains philosophes. C'est le cas
de Saint Justin qui est née à
Naplouse (Néapolis) vers l'an 103. On ne
sait pas grand chose de sa jeunesse sauf que son
père s'appelait Priscus, son grand
père Bacchius et qu'il fut
éduqué dans le culte des idoles
phéniciennes (Astarté, Europa,
Zeus). Il reçut une éducation
réservée à l'élite
car il maîtrisait la philosophie de son
époque. Sa recherche de la
Vérité lui permis de
découvrir les Evangiles. Il se convertit
et commença à rédiger des
écrits où il comparait la
philosophie greque à la doctrine de
Jésus-Christ. Face au christianisme, la
dynastie des Antonins avait amené un peu
d'humanisme dans une société
romaine dominée par l'esprit militaire
où le faible n'avait pas de place. Le
philosophe Epictète, un stoïcien,
(comme Cicéron, Sénèque et
l'empereur philosophe Marc-Aurèle)
écrivait: "Montrez-moi un homme qui dans
la maladie se trouve heureux, qui dans le danger
se trouve heureux, qui en mourant se trouve
heureux, qui frappé d'une condamnation
d'exil se trouve heureux, qui dans l'ignominie
d'une basse condition se trouve heureux...
Montrez-moi un homme qui veuille se conformer en
tout à la volonté de Dieu, qui
n'accuse jamais ni Dieu ni les hommes, qui ne
soit jamais frustré dans ses
désirs, qui ne soit blessé par
aucun événement, qui soit
inaccessible à la colère et
à l'envie, incapable de médire
d'autrui, qui, je le dirai sans plus de
détours, désire dépouiller
l'homme pour devenir un dieu, et dans ce corps
mortel aspire à entrer en communion avec
Jupiter. Encore une fois, montrez-moi cet homme!
Vous ne le pouvez. Pourquoi donc vous tromper
vous-même, et en imposer aux autres?
Pourquoi, couverts d'un masque étranger,
allez-vous partout, imposteurs et plagiaires,
parés d'un nom et d'une doctrine qui ne
vous appartiennent pas." Et le philosophe Lucien
rajoutait: "Ces malheureux (le chrétiens)
s'imaginent qu'ils sont immortels et qu'il
vivront éternellement"; Cette diatribe,
toujours d'actualité, visait les premiers
philosophes chrétiens (Polycarpe,
Irénée, Justin...) qui
proclamaient la bonne nouvelle c'est à
dire: "que Dieu est Amour et qu'Il aime chacun
d'entre nous au delà même de ce que
nous pouvons imaginer."
Saint Justin fonda plusieurs écoles de
philosophies dans l'Empire, à Beyrouth,
à Ephèse, à Rome. Il essaya
même de convertir les Empereurs Romains au
Christianisme en leur envoyant ses ouvrages. Si
Antonin fut sensible à ses arguments et
mis fin aux persécutions contre les
chrétiens, son sucesseur
Marc-Aurèle considérait le
christianisme comme un danger pour l'Empire et
ralluma la persécution qui fit
périre des milliers de chrétiens.
Notamment à Lyon avec sainte Blandine,
à Rome où Saint Justin fut
fouetté à mort.
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